Conseil de l’Europe – Déclaration Kobanê

26 mars 2015,

Déclaration sur le corridor de Kobané

Document adopté par le Bureau du Congrès le 26 mars 2015

Bureau declaration on the KOBANE corridor

Le Bureau du Congrès,

1. attire l’attention sur les récents événements dans la ville de Kobané et de sa lutte contre l’extrémisme. Le Bureau du Congrès déplore la dévastation de la zone de Kobané et la situation très difficile de la population, qui n’a actuellement aucun accès à l’électricité, à l’eau, à l’assainissement, à une alimentation suffisante ou aux autres services nécessaires à la vie quotidienne. Il souligne également les défis énormes auxquels le gouvernement local doit faire face eu égard à la protection de la population, en termes de santé et de sécurité, à la gestion des déchets et à la reconstruction de la ville ;

2. tient à exprimer sa solidarité et son soutien à la population et à l’administration locale de Kobané, ainsi qu’aux autres villes de la région qui ont été, et continuent, d’être victimes de l’extrémisme, et souligne la nécessité d’un soutien de la part de la communauté internationale ;

3. reconnaît le rôle important que la Turquie, en tant qu’Etat membre du Conseil de l’Europe et pays voisin de la Syrie, a joué et continue de jouer dans la fourniture d’abris aux nombreux réfugiés syriens sur le territoire turc et dans l’aide humanitaire qui a été fournie à la population syrienne, notamment à travers les divers corridors qui ont été établis le long de la frontière ;

4. invite tous les Etats membres et les partenaires internationaux à intensifier leur soutien aux agences de l’ONU et aux pays voisins de la Syrie en élargissant l’aide humanitaire à la population syrienne et en relevant les défis posés par cette immense crise humanitaire ;

5. soutient la demande de corridors d’aide humanitaire permanents le long de la frontière pour permettre l’accès à la région de Kobané ;

6. appelle, par conséquent, les autorités turques à garder leur frontière ouverte, avec un corridor permanent et sûr, et à permettre le libre passage de tout envoi de médicaments et de matériel sanitaire ainsi que des vivres indispensables, des vêtements et des fortifiants pour les populations civiles, et de permettre légalement la libre circulation des habitants de la région.