Elections municipales 2014

Bruxelles, 16-12-2013

Invitation aux élections municipales 2014

A l’approche des élections municipales, la politique actuelle du gouvernement turc ne permet pas de relancer le processus de paix, bloqué depuis le mois d’octobre. Le paquet de réformes “démocratiques” du gouvernement n’a satisfait personne, ni les Kurdes, ni les Alevis. L’éducation en langue maternelle, limitée aux écoles privées, reste compte tenu du coût, hors de portée pour une grande partie de la population. En bref, aucune revendication kurde n’a été satisfaite. Ces actions à caractère anti-démocratique sont l’objet d’une contestation sociale grandissante à l’intérieur du pays. Pour autant, la volonté du peuple kurde reste, malgré tout, un des éléments déterminants pour la poursuite du processus de paix.

C’est pourquoi, notre parti, le BDP (Parti pour la paix et la Démocratie), formule trois principales revendications : la reconnaissance de l’identité kurde dans la nouvelle constitution, l’éducation en langue maternelle dans les écoles publiques, et une autonomie démocratique, c’est-à-dire le droit, pour la région kurde, de s’autogérer.

Par ailleurs, les Kurdes exigent la suppression du seuil de 10% dans le système électoral, et la libération des prisonniers politiques parmi lesquels se trouvent notamment députés, maires, élus locaux et régionaux, journalistes, avocats, syndicalistes et étudiants.

Tout a commencé après la victoire électorale du BDP aux municipales, en 2009, et donc l’échec de l’AKP qui espérait conquérir Diyarbakir et d’autres grandes villes du “Kurdistan”. Plusieurs dizaines de maires et d’élus BDP ont été immédiatement mis en garde à vue et incarcérés.

Quatre ans plus tard, bientôt cinq, la série d’arrestations se poursuivent. Chaque semaine, de nouvelles descentes de police, suivies d’arrestations et de mises en examen, viennent allonger la liste déjà longue de présumés terroristes. Des milliers de personnes, plus de 8 000 selon les estimations des avocats qui suivent le dossier, ont été arrêtées depuis le début de l’enquête. Pour la plupart des observateurs, l’affaire du KCK a quitté la sphère du droit pour entrer dans une forme de règlement de compte politique.

L’appareil juridico policier procède, à chaque fois, par cercle : maires, fonctionnaires municipaux, membres d’associations (comme IHD, l’Association turque des Droits Humains…), journalistes travaillant pour des médias kurdes, syndicalistes comme récemment ceux du KESK (syndicat de la fonction publique) …

C’est pourquoi votre seule présence comme observateur international est importante pour nous : elle peut permettre à ces élections de faire réellement avancer le processus démocratique en Turquie et en même temps dissuader la fraude électorale.

Nous vous invitons ainsi que votre entourage à venir surveiller les élections municipales du 30 mars 2014 en Turquie afin d’en assurer la transparence totale et de rendre incontestables les résultats des urnes.

Nous comptons sur votre présence le 21 mars (fête du Newroz) et le 31 mars 2014 (jour du scrutin).

Merci de nous confirmer votre participation avant le 31 janvier 2014.

La représentation du BDP en Europe