Le HDP dénoncent les coups d’État militaires, mais aussi civils

Ce 15 juillet 2015, la Turquie a été confrontée à une tentative de coup d’État qui a été rapidement maîtrisée mais qui a fait néanmoins 265 morts et 1440 blessés. Parallèlement à ce bilan, environ 8000 officiers de la gendarmerie et soldats ont été placés en détention, et plus de 7000 fonctionnaires d’État dont un nombre considérable de juges et de procureurs ont été destitués.

Ce coup d’État militaire échoué a aussitôt été pour le gouvernement de l’AKP une occasion pour arrêter un grand nombre d’opposants au sein de l’appareil de l’État et accélérer la mise en place de son empire présidentiel. Le rétablissement de la peine capitale a également été évoqué dans la foulée.

Le HDP est, par principe, opposé à toute forme de coup d’État, quelles que soient les circonstances. Par ailleurs, le HDP est également opposé aux coups d’États civils, et appelle dans ce sens la Turquie à adopter immédiatement une véritable démocratie pluraliste ainsi qu’une nouvelle constitution.

Le régime dirigé actuellement par Erdogan, tout comme le mouvement Güleniste, qui a orchestré le coup d’État militaire de ce 15 juillet, s’étaient auparavant unis pour organiser des coups d’États civils, en arrêtant plus de 7000 opposants politiques kurdes, parmi lesquels des députés, des maires, des maires adjoints, des politiciens et autres  responsables de notre mouvement politique.

Le gouvernement actuel, qui a déploré les évènements survenus cette nuit du 15 juillet en appelant la population à se mobiliser en masse et à descendre dans la rue, massacre, depuis un an, la population civile kurde, alors que cette dernière conteste les couvre-feux arbitraires, les arrestations de masse, les assassinats quotidiens d’hommes, de femmes et d’enfants, le déplacement de plus de 500 000 personnes, et les destructions à grande échelle de sites archéologiques millénaires classé Patrimoine Mondial par l’Unesco.

L’État turc a depuis sa création connu plusieurs coup d’État militaire, en 1960,1971 et 1980. Or l’ensemble de ces coups d’État n’ont jamais été aptes à résoudre les véritables problèmes de la Turquie, qui consistent en l’établissement d’un État  de droit, démocratique, et la résolution de la question kurde.

 

Le bureau de représentation du HDP en Europe