Le HDP rejette la nomination d’un administrateur d’État à la place des maires élus

Il y a un autre pas pris par le gouvernement turc, qui a systématisé les pratiques arbitraires, illégales et antidémocratiques.
Outrepassant la volonté politique des habitants de Diyarbakir, le gouvernement de l’AKP a arrêté les co-maires de la ville, Mme Gültan Kışanak et M. Fırat Anlı, qui ont été démocratiquement élus par des centaines de milliers de personnes, et a ensuite nommé un administrateur du gouvernement à la tête de la municipalité métropolitaine de Diyarbakir.

La vision politique du régime de l’AKP-Erdoğan est d’arrêter les maires kurdes démocratiquement élus et de désigner des administrateurs d’État à leur place.
Nous ne reconnaissons pas la nomination d’un fonctionnaire de l’État pour diriger la ville, à la fois légalement et politiquement.
Ce coup fondé sur la règle de l’état d’urgence et les décrets lois qui en découlent a pour but de saisir et de détruire la volonté démocratique des peuples.
Nous soulignons encore une fois que la nomination de ces administrateurs par le gouvernement turc, pour remplacer les maires kurdes élus, viole de nombreux articles de la Constitution turque, du droit international et des conventions relatives aux droits de l’Homme telles que la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte européenne de l’autonomie locale, dont la Turquie est signataire.
Cette pratique illégale, qui a rendu les gouvernements locaux et les institutions dysfonctionnels, est et devrait être nulle et non avenue pour quiconque croyant en la démocratie et en la justice.
Le Parti Démocratique des Peuples,
Conseil exécutif central
1er novembre 2016