Une délégation scandinave se voit interdire une visite à Demirtaş

Une délégation composée de dirigeants de partis politiques de Norvège, de Suède, de Finlande et du Danemark a donné une déclaration de presse en dehors de la prison d’Edirne où leur demande de visite du co-président du HDP Demirtaş a été rejetée.

Voici leurs déclarations:

Jonas Sjöstedt; (Leader du parti de gauche/Suède): Nous considérons le HDP comme notre parti frère et comme le parti le plus important d’opposition démocratique en Turquie.

Li Andersson; (Présidente de l’Alliance Vasemmisto/Finlande): Nous sommes ici aujourd’hui pour exprimer notre solidarité et notre soutien aux prisonniers politiques du HDP. Il est inacceptable qu’une opposition légale soit criminalisée de cette façon en raison de leurs opinions politiques.

Audun Lysbakken; (Leader du Parti de la Gauche Socialiste/Norvège): Le refus de notre demande de voir Demirtaş ne fait que souligner le caractère autoritaire de la décision d’emprisonner les parlementaires démocratiquement élus.
Ici, en dehors de la prison, nous demandons la libération immédiate des parlementaires arrêtés afin qu’ils soient en mesure de représenter leurs électeurs.

Pernille Skipper (Leader de l’Alliance Rouge/Verte Enhedslisten/Danemark): Pour nous, pays nordiques, ce n’est pas seulement une question de politique turque, mais aussi une question d’Europe et des droits de l’homme.
Nous irons à la maison et continuerons à faire pression sur nos gouvernements pour exiger la libération des députés HDP emprisonnés. Et nous avons également demandé que l’UE gèle les négociations avec la Turquie jusqu’à ce que la situation des droits de l’homme soit corrigée. C’est une grande violation des droits de l’homme, et l’UE doit assumer sa responsabilité.

8 décembre 2016, Edirne