Les députés Ahmet Yıldırım et İbrahim Ayhan déchus de leur mandat parlementaire

Nos députés Ahmet Yıldırım (Mus) et le député d’Urfa, Ibrahim Ayhan (Urfa), ont été déchus illégalement de leur statut parlementaire après la lecture du mémorandum à la Grande Assemblée nationale de Turquie.

Filiz Kerestecioğlu, une député de notre groupe parlementaire s’est adressée devant l’assemblée au nom des députés du HDP, avant de quitter la session parlementaire:

Nous n’attendrons pas que les décisions concernant nos députés soient prononcées. Cela quelque chose de récurrent et qui représente fondamentalement un coup porté à la volonté du peuple.

Notre ami, le député de notre groupe Ahmet Yıldırım, qui est assis à côté de moi en ce moment, à juste parlé, il n’a utilisé que des mots. Et ses mots ont été utilisés comme une justification pour la levée de son immunité. Si un député peut légalement être dépouillé de son statut, simplement pour avoir prononcé la phrase: «Une mauvaise excuse pour un sultan!», cela ne fait alors en effet que souligner l’impuissance de la personne en question. Et notre député, Ibrahim Ayhan, est en train de perdre son siège à cause d’un article paru dans les médias sociaux au sujet d’une personne qui se battait contre le groupe de l’État islamique. C’est dommage!

Dans ce pays nous avons vu le 28 février, ce n’est pas différent, maintenant il y a un coup d’Etat civil très grave. En ignorant la volonté du peuple et en leur enlevant leurs députés, les liens de ce parlement avec les députés sont rompus. Mais les liens des députés avec leur peuple ne peuvent être coupés en aucune façon.

Ce parlement n’a pas d’autre fonction que de légaliser. Nous savons bien que vous faites tous ces actes parce que vous savez que vous ne serez jamais capable de rester au pouvoir s’il y a des élections justes, s’il y a des médias vrais et transparents. Les peuples de ce pays sont également conscients de cela. M. Ahmet Yıldırım et M. Ibrahim Ayhan seront toujours les députés des peuples.

Ce Parlement est à présent un endroit où nous sommes juste parce que nous avons promis à notre peuple que “nous resterions jusqu’à ce que le dernier d’entre nous y reste”.