Le DTK

Le Congrès pour une Société Démocratique (DTK) est une palte-forme d’associations et de mouvements kurdes.

Les 850 délégués du DTK se sont rencontrés pour la première fois le 14 juillet 2011 à Amed, la capitale du Kurdistan Nord, dans un contexte où sévissaient les arrestations et attaques menés dans le cadre de l’opération du « KCK » durant laquelle des milliers de politiciens, activistes et membres de la société civile étaient arbitrairement arrêtés.

Les actuels co-président du DTK sont Hatip Dicle et Selma Irmak.

Le DTK a développer son modèle « d’Autonomie Démocratique » afin de sensibiliser le gouvernement aux valeurs de la démocratie et de trouver une solution durable au problème kurde, et a été conçu comme une réponse au fait qu’aucun statut social  n’était reconnu aux kurdes et parce que ces derniers ne veulent plus vivre sans statut.
Le DTK a appelé la communauté internationale à reconnaître ce droit: « A la lumière des conventions internationales sur les droits, le respect de l’intégrité territoriale d’un pays commun et la perspective d’une nation démocratique, nous, le peuple kurde, engageons notre Autonomie Démocratique, ainsi que l’engagement national pour l’unité des peuples de Turquie », dit la déclaration finale du DTK.Le congrès a mis en place un plan et un programme à  court, moyens et long, articulés autour de 8 domaines: politique, juridique, de l’auto-défense, social, économique, culturel, écologique et diplomatique.L‘Autonomie Démocratique est le système naturel de toutes les communautés, cette autonomie ne vise pas à détruire un état et construire un autre. Pour le DTK, l’autonomie n’est pas un système d’Etat démocratique, mais un système dans lequel le peuple kurde pourraient se gouverner.

« Nous annonçons notre pouvoir et la volonté de nous gouverner. L’Autonomie Démocratique n’est pas seulement destinée au seul peuple kurde, mais est plutôt un modèle qui permettra à tous les peuples de la Turquie d’exprimer librement leurs croyances et leurs cultures. L’autonomie démocratique, qui  représente l’unité dans la diversité, ne visera jamais à construire une puissance contre le pouvoir et l’Etat. Elle prône une organisation différente de la société, moins nationalisée, et plus décentralisée. En ce sens, l’autonomie démocratique est un processus continu de développement et de constructions à la manière d’un organisme vivant. Par sa méthodes de droit bilatéral, elle assurera son libre développement et sa structure juridique en empêchant l’Etat de bloquer légalement son expansion ».

« Nous avons déclaré notre modèle social de solution démocratique en opposition à la mentalité unitariste des structures étatiques qui mène systématiquement toutes les questions, et en particulier  la question kurde, à une impasse. Nous projetons l’Autonomie pour le peuple kurde et l’Autonomie pour tous les peuples « .

En outre, les travaux se poursuivront pour établir et institutionnaliser l’Autonomie Démocratique quelles que soient les approches et les réponses à cette déclaration d’intention: « Notre lutte continuera pour inclure cette solution dans la nouvelle constitution à venir« .